La saine colère …

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Ce matin, je suis en colère.

Alors, dans cette énergie, mue par cette émotion, j’ai écrit un podcast sur la saine colère.

 

Je vous en transmets également le texte, si vous souhaitez retrouver les étapes du processus pour l’accompagner, vous accompagner, au mieux.

Donc, je vous disais, je suis en colère …
Certes, oui, bien sûr, l’acceptation, le pardon, sont les valeurs et les comportements les plus positifs, à terme, dans une « démarche de conscience et de prise de responsabilité ».
J’ai bien dit, à terme.

La saine colère, c’est celle qui nous pousse à l’action !
La saine colère, c’est celle qui nous aide à poser nos limites : ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, pour nous.

Je vous parle de vraie colère, légitime, pas le petit agacement qui nous traverse.
La colère qui nous prend, forte, puissante. Qui nous submerge, parfois.
Considérez-la pour ce qu’elle est : une émotion, une énergie.
C’est exactement cela : une colère non réprimée, acceptée, est un formidable réservoir d’énergie.
Une émotion, c’est ce qui nous meut, ce qui nous met en mouvement.

Tant que la colère est là, elle doit se vivre, s’extérioriser.
En commençant par l’autoriser, accepter de ressentir cette émotion souvent qualifiée de « négative ».
Elle n’est pas négative en soi, à moins de rester « coincé·e » dedans, à ressasser, ruminer et récriminer ad vitam nos vieilles rancœurs, rancunes et rengaines.
Elle peut même être très positive, lorsqu’on « l’accompagne ».
Elle est avant tout un signal, une source d’information, un outil de connaissance de soi, comme toutes les autres émotions.
Elle nous révèle nos besoins, nos valeurs, et certaines blessures encore actives en nous.

Autoriser, accepter et accueillir

Que faites-vous de votre colère lorsqu’elle survient ? La brimez-vous ?
Je vais être honnête avec vous. Le plus souvent, je ne l’accepte pas : « ce n’est pas bien d’être en colère », je me juge…
J’aimerais être quelqu’un de sage, au-dessus de ces  » basses émotions »… Être dans la compréhension de ce qui se joue, développer une vision plus « élevée » de la situation…
En quoi, l’envie d’être sage devrait nous faire réprimer la venue de cette énergie ?
Être sage, c’est accepter son humanité. C’est permettre, avec authenticité, et douceur pour soi, de reconnaître ce qui est là, présent en nous. Et sentir la force, positive, qui accompagne cette reconnaissance.
Et souvenons-nous : tout ce à quoi on résiste, persiste.
Résister au ressenti de colère la maintient et nous coince dans le déni d’une colère refoulée …
Et … tout ce qui n’est pas exprimé, s’imprime. C’est une énergie qu’on bloque, qu’on empêche de circuler. La colère réprimée va chercher à attirer notre attention sur le plan physique : c’est une information qui demande à être vue et entendue.
Au mieux, cela nous épuise, parce qu’on lutte contre elle, alors qu’elle existe.
Au pire, elle va trouver sa manifestation physique en développant maux et maladies.

Alors, si vous sentez cette saine grosse colère légitime monter en vous, faites-lui de la place. Donnez-lui le droit, donnez-vous le droit.
Le droit d’être entier, d’éprouver ce que vous éprouvez, sans jugement ni culpabilité.
Si la colère est présente en vous, laissez-la vivre, laissez-la trouver son chemin. Vers où vous conduit elle ?
Allez avec.

Chercher l’information

Quelle est son origine ?

Elle peut être violente, forte, soudaine.
Comme elle peut être insidieuse, suite de petits renoncements, nourrie par une accumulation. Je ne parle pas là de véritable acceptation : je parle des zones de renoncements, où nous nous efforçons de nier l’importance de certaines choses pour nous, notre saturation, notre ras-le-bol.
D’où est-elle née ?
Quel est son origine, son déclencheur ?
Mieux vous l’aurez cernée, précisée, plus l’information sera pertinente et utile.

Que nous dit-elle ?

Au milieu de notre bouillonnent émotionnel, ce qui nous permet d’avancer est de chercher le message, l’information, prendre ce temps de recul et d’introspection. L’émotion est bien là, présente en nous : que nous dit-elle ?
Que vous dit-elle ?
Posez-vous ces questions :

  • Qu’est-ce qui est touché chez moi ?
  • Y a-t-il une blessure en jeu (les 5 blessures de Lise Bourbeau – injustice-trahison-rejet-abandon-humiliation plus celle d’abus) ?
  • Cette blessure est-elle réactivée de façon récurrente ? Me fait-elle vivre régulièrement de la colère ?

Autres questionnements :

  • Quelles sont les valeurs fondamentales pour moi qui n’ont pas été respectées ?
  • Quelles sont les limites personnelles qui ont été franchies ?

Accompagner sa résolution

Parce que, la ressentir, c’est ok, puisqu’elle est là. Mais néanmoins, soyons clair, il est plus confortable qu’elle ne s’installe pas… Permettez à cette émotion de vous traverser, de  » circuler « , et sortir de vous.
Je vous propose pour cela 5 étapes :

Rétablir l’équilibre physique

Allez bouger votre colère ! Laissez cette énergie circuler.
Marchez ou courez, criez, tapez sur un coussin ! Sortez-la de vous !
Si elle reste en vous, elle continue d’empoisonner vos cellules et votre bien être. Elle peut devenir toxique, pour vous et personne d’autre !

Autres options que j’affectionne particulièrement : dansez, chantez votre colère !
J’adore écouter « Fuck you » de Lily Allen dans ces cas-là 😉 !
Ou si vous préférez vous extérioriser en français, je recommande « On a tous le droit » de Liane Foly.
… Ces deux chansons ont accompagné certaines de mes heures très sombres …

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Arrêter de râler en pure perte

Se plaindre, râler, maugréer, n’avance à rien.
Juste à renforcer votre colère, sans aucun effet sur sa cause. Et éventuellement lasser votre auditoire qui, souvent, n’y peut rien.
Et d’un point de vue « énergétique » (vous vous souvenez : on attire à soi encore plus de ce à quoi on donne de l’attention et de l’énergie), si vous ressassez votre mécontentement, vous le « nourrissez » et la situation qui génère votre colère, souvent, empire.
Commencez plutôt à imaginer ce que vous souhaitez, investissez votre énergie vers ce qui vous conviendrait (sans oublier de prendre en compte les autres personnes concernées).

Communiquer

Exprimez-vous auprès de la ou des personnes en cause, si c’est possible, ce qui est alors l’idéal.
Posez vos limites, apprenez à dire non à ce qui ne vous convient pas.
A ce stade, l’intensité de votre émotion devrait avoir suffisamment diminué pour que vous soyez « audible » par votre interlocuteur. S’exprimer (crier ?) au plus fort du pic émotionnel pénaliserait votre objectif, qui est d’avoir un impact, être entendu et écouté.
Grâce à la compréhension de son origine, vous allez pouvoir formuler avec authenticité, « votre » vérité, ce qui a été touché en vous : ce que vous avez ressenti, vos besoins, et vos souhaits pour ajuster la situation. Les outils tels que la CNV (Communication non violente), sont parfaits pour vous accompagner à communiquer ainsi en profondeur, dans le respect de soi et de l’autre (oui oui, le respect de l’autre et de son point de vue est fondamental, même – et surtout – s’il a allumé votre colère : si vous souhaitez une évolution de la situation, il est important de l’entendre en retour…).

Évoluer

Travaillez aussi sur la cause racine.
Si nous prenons la totale et entière responsabilité de notre vie, il est nécessaire d’agir si nous souhaitons éviter de revivre le même scénario, d’être réactivé par le même aiguillon. Il s’agit d’aller chercher en soi, de plonger plus profondément dans l’introspection sur l’origine, souvent plus ancienne, de ce qui a été touché. Avec un travail sur les blessures par exemple, ou la pratique d’outil de « désactivation émotionnelle », comme Ho’oponopono (pour plus d’informations sur cette philosophie et pratique, c’est ici), l’EFT (l’Emotional Freedom Technique), aussi appelé tapping, ou l’EMDR (eye movement desensitization and reprocessing c’est-à-dire désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires).

Agir

Passez à l’action en prenant des décisions, en posant des choix, en lien avec ce qui a provoqué votre colère.
Il peut s’agir de mettre fin à des situations ou des relations qui ne vous conviennent plus.
Ou poser un acte vers ce à quoi vous aspirez, vers une nouvelle vie qui vous appelle.
C’est ce qu’on appelle « se choisir », qui est une façon de prendre soin de soi.

Les questionnements sont alors les suivants :

  • Comment vivre de plus en plus en accord avec mes valeurs profondes ?
  • Quels sont les choix et décisions que je peux prendre ?
  • Quel premier pas poser aujourd’hui ?

 

Cette colère vécue et accompagnée ainsi permet de progresser, évoluer et pouvoir alors se recentrer sur des pensées et des émotions plus positives, des vibrations plus élevées.
Il est important également de retrouver et nourrir la confiance que, sur un plan individuel, comme sur le plan collectif, nous évoluons vers un plus grand bien, malgré les traversées d’inconfort, parce que nous les acceptons et « travaillons » avec.

Nous pouvons alors retrouver notre capacité de choix et d’action justes.
Dans ce monde, à notre mesure, si la colère est liée à quelque chose qui nous dépasse, comme l’état de la planète.
Et en nous, et autour de nous, sur un plan plus personnel.

J’espère vous avoir aidés à considérer autrement votre saine colère 😉 !
N’hésitez pas à liker et commenter si vous avez apprécié cette chronique et si elle vous a été utile.

Vous pouvez compléter cette lecture par le podcast expliquant pourquoi la vie n’est pas un long fleuve tranquille, ou découvrir 5 clés pour gérer son impatience.

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